06 novembre 2009
Long Spoon Lane
Anne Perry, Long Spoon Lane. Une lecture terriblement attirante ! Je veux le voir en film !!!
Un nouveau roman vient de rejoindre l'étagère des livres finis... Long Spoon Lane un roman policier dans l'époque victorienne anglaise (1880 environ), l'époque où les hommes portent une moustache, une canne, un long manteau et un chapeau. Une époque où comme toujours il y a des gentils et des méchants, des opportunistes et des revanchards.
Une époque que j'ai commencé à effleurer avec Dorian Gray, et même si ces deux livres sont très différents, c'était plus facile de rentrer dedans après avoir lu Oscar Wilde.
Anne Perry ne va pas remplacer Ken Follett dans mon cœur, il reste à une place inaccessible (jusqu'à son premier faux pas, et oui, personne n'est irremplaçable, mais c'est certain qu'il ne tombera pas au niveau de Guillaume Musso...)
Le roman d'Anne Perry est très très intéressant, même si l'époque pourrait nous lasser et manquer d'intéret il n'en est rien, elle réussit à donner vie à ces personnages d'une façon admirable. De nombreux différents personnages, un peu comme dans les Ken Follett, des intérêts différents pour chacun, la haine et la jalousie entre eux... Tout cela donne un cocktail explosif !
Une bombe explose dans une rue de Londres, la Branche Spéciale de la police menée par Narraway et Pitt enquête et découvre avec stupeurs l'étendue des dégâts. Il n'y a pas de morts innocent cette fois la, juste le fils d'un noble, dans le camp des anarchistes qui s'est fait tuer avant que la police n'intervienne. Qui a appuyé sur la gâchette et pourquoi ? Les deux anarchistes survivant estiment qu'il s'agit de la police car ils combattaient la corruption, l'inspecteur Pitt va donc enquêter dans ce sens pour trouver les réponses. Il devra se faire aider par son pire ennemi, ou parfois dans leurs relations on sentira un début de respect, toujours en se demandant, qui souffrira le plus...
La lecture est palpitante, en anglais, les noms sont vite compréhensibles, juste quelques détails que je n'ai pas saisi mais qu'importe. Lu en quelques jours, c'est un signe qui ne trompe pas... Juste un peu de mal au début pour me retrouver dans tous les personnages et leurs intérêts personnels.
La fin arrive très rapidement, sans que l'on s'y attende, dans mon édition il y a avait encore 50 pages, je pensais que la fin n'interviendrait pas si vite (mais les 50 dernières pages étaient la première partie du dernier livre de l'auteur, sans sujet avec celui la...)
Anne Perry est une auteure à découvrir!
19 octobre 2009
Le voyage d'hiver
Je ne m'attendais pas en me réveillant dimanche matin à trouver sur mon voyage du jour le dernier livre de Nothomb. Connue comme une auteure prolifique (un livre à chaque rentrée littéraire) mais aussi connue pour partir dans des délires parfois un peu déroutants (Acide sulfurique et Journal d'hirondelle)... Avec ce roman, qu'on peut classer dans cette catégorie "délire" Amélie Nothomb donne naissance à un apprenti terroriste.
Un terrorisme d'amour, sans raisons, sans dieu convoqués, sans vengeance...
Nothomb nous a habitué à des histoires courtes, lues très vite. Ici elle n'échappe pas à la règle, j'ai fini le livre en une petite heure (120 pages...) Un peu déconcertant en temps de crise de devoir acheter un livre à 15 euros pour le finir si vite. Voila pourquoi je préfère les pavés de Ken Follett, au moins, tu en as pour ton argent.
Meme si le livre ne se vend pas au kilo, je pense que les éditeurs devraient réduire le prix en fonction de la taille.
Le début enthousiasme, la "folie" de Nothomb va faire attaquer un avion. Après une trentaine de pages on est un peu déçu, le livre ne sera pas si formidable mais on va jusqu'à la fin (qui oserait laisser tomber un livre de seulement 120 pages ?) pour connaitre les raisons, et voir l'acte final...
Amélie Nothomb appelle ses héros Zoile, Astrolabe et Alienor, que des prénoms très courants... Notre héros Zoile va retraduire à 15 ans la moitié de L'Illyade de Homère car son homonyme célèbre l'avait conspué. Amélie N. ne s'arrête pas à cette petite aberration, notre héros va rencontrer une écrivain autiste, qui se nourrit de macarons par kilos. Notre petite compagnie va se prendre tout un chapitre du livre, des champignons hallucinogènes. Voulant être méchant je dirais que le lecteur aurait bien besoin d'en prendre avant de se plonger dans la lecture de ce petit pavé !
Je suis un peu dur, mais je dois reconnaitre que le style est efficace, j'ai lu le livre vite, captivé, intéressé, le charme de Nothomb fonctionne mais jusqu'à QUAND ?
Pas inoubliable ! Mais ça fait joli dans une étagère lol...
08 octobre 2009
THE PICTURE OF DORIAN GRAY
Je viens juste de le terminer, une histoire transcendante, envoutante... Le Londres du 19e siècle parait très vivant sous la plume d'un Oscar Wilde que je découvre pour la première fois.
J'ai voulu lire ce livre avant de voir l'adaptation avec Ben Barnes au cinéma actuellement, mais je ne vais sans doute pas pouvoir le voir. Il va disparaitre des écrans sans doute ce soir et il m'aurait fallu une petite journée en plus. Je ne suis pas trop déçu car il existe de nombreuses autres adaptations, même si Colin Firth n'incarnera pas Lord Henry (ce qui est bien dommage, puisqu'il a la présence pour envouter comme son personnage).
Le livre m'a plu, même si parfois certains chapitres m'ont un peu ennuyés, ils parlaient trop des choses que découvraient Dorian grâce à son "immortalité". En revanche, les dialogues, très nombreux, sont extrêmement intéressant à suivre et à "vivre". Oscar Wilde est un génie. J'ai envie de relire toutes les répliques du livre pour m'imprégner plus de sa philosophie.
Amour, mariage, beauté, art, philosophie, lecture, des milliers de thèmes émergent au fil des pages, l'avis bien personnel de Lord Henry qui prône une vie très particulière donnerait presque envie d'être imité !
J'attendais la fin avec impatience, savoir comment Oscar Wilde pouvait terminer cette oeuvre d'art. Tout est parfait, mis à part les quelques passages un peu plus lent, sans dialogues, seulement des descriptions...
"How sad it is ! I shall grow old, and horrible, and dreadful.
But this
picture will remain always young.
It will never be older than this
particular day of june !"
12 juin 2009
Magnus - Sylvie Germain
Moins de 24h après avoir commencé Magnus, je suis arrivé au mot fin. Un peu déçu d'ailleurs par la dernière partie dans le Morvan. Peu d'intérêt dans les dernières pages.
Un roman épique sur la vie d'un homme et sa quête pour retrouver la mémoire de son enfance.
Enfant né avant la seconde guerre mondiale, Franz Georg vient juste de se réveiller apres une longue maladie, une maladie qui l'a vidée de toute sa mémoire passée. A 5 ans, il a la meme mémoire qu'un nouveau né. Ses parents vont devoir lui réapprendre sa vie, son enfance...
Franz Georg va grandir, s'éloigner de ses parents apres la guerre, trouver refuge chez de la famille éloignée, il va devoir réapprendre sa vie, parler une nouvelle langue, découvrir un nouveau pays, apres l'Allemagne, l'Angleterre. Puis l'Amerique et le Mexique avant de s'isoler en France dans le Morvan a la fin de sa quete.
Une quete qui n'en finit pas...
Il n'aura jamais les réponses et nous, par la même occasion, non plus. Un peu décevant de le suivre pas a pas et de terminer frustré. Frustré car le roman débutait si bien ! Jusqu'à ce qu'il retourne en Angleterre après avoir vécu douze années de sa vie a San Francisco au bras d'une femme plus âgée que lui. Mais les vieux démons vont lui redonner du fil a retordre. Il va retourner en Europe pour comprendre. Mais qui pourra l'aider ?
Face a sa solitude, il va rencontrer et aimer une autre solitude, Peggy, la fille de ses reves quand il avait 15 ans, Peggy avec qui il va partir a Vienne. Pour ensuite...
N'en disons pas plus, réservons le plaisir au lecteur, au fil des pages, la vie de ce jeune homme, devenu homme, nous passionne, jusqu'a un retournement de situation que je n'ai pas apprécié. Pas du tout. Et j'ai laché prise. Le livre ne m'a plus emballé, je l'ai finis, en espérant trouver la réponse a toutes les questions que je me posais en meme temps que le héros. Héros au différents noms et toujours accompagné de sa fidele peluche qui porte en elle les réponses mais qui n'a pas la parole pour aider son ami.
Magnus, est quand même une belle fable sur la vie mais une déception pour le lecteur... Lisez la critique d'Amelie sur un nouveau blog qu'elle a créé : Faim de mots.
06 juin 2009
L'alchimiste...
La semaine dernière, en attendant le train pour Worcester qui avait 30 minutes de retard j'ai terminé le livre The Alchimist, de Paolo Coelho. Je l'avais déjà lu au collège ou au lycée (je ne m'en souviens plus de l'année). C'était déjà un livre qui m'avait plu, mais j'avais besoin de le relire, quelques années après, pour voir, si en grandissant on voyait les choses différemment.
C'est un très beau livre, magnifiques passages, mais vers la fin je me sentais lassé.
Quelques passages, que j'ai essayé de traduire pour le plus grand nombre... Attention ce n'est pas une traduction littéraire... lol pas encore le niveau !
"Le garcon connaissait beaucoup de personnes dans la ville. [...] Il se faisait toujours de nouveaux amis, mais il n'avait pas envie de passer tout son temps avec eux. Quand quelqu'un voit les memes personnes chaque jour, comme cela lui arrivait au séminaire, ils finissent par devenir une partie de la vie de l'autre. Et, ensuite, ils veulent que la personne change. Si quelqu'un n'est pas ce que les autres veulent qu'il soit, les autres sont en colere. Chaque personne semble avoir une idée tres précise de la facon dont les autres devraient mener leur vie, mais rien a propos de leur propre vie."
"Quel est le plus grand mensonge du monde ? - C'est cela : lorsque a un certain point dans nos vies, on perd le contrôle de ce qui nous arrive, et nos vies deviennent contrôles par le destin. Ça, c'est le plus grand mensonge du monde."
Les premières pages sont tout simplement magnifiques, on est émerveillés par le sens des phrases et par leur résonance en nous. Seulement je ne suis pas trop convaincu par le passage du désert avec l'alchimiste, il y a trop de relation avec les Omens, les dieux...
Cela me donnait a la fin un peu l'impression d'un lavage de cerveau. Oui nous avons peut-etre tous un trésor qui nous attend, mais la chance du débutant, je n'y crois pas vraiment. Si on force notre destin on peut réussir a faire ce que l'on veut, mais ce n'est pas forcément en suivant les Omens, ou en parlant a notre coeur (celui ci devrait en plus nous répondre...) que l'on va avancer. Coelho a été illuminé par une rencontre avec la religion, j'ai été illuminé par la rencontre avec le jeune berger, mais pas par l'alchimiste, je trouvais ses idées un peu trop "farfelues"...
04 juin 2009
Hold Tight - Harlan Coben
Une nouvelle grande émotion !
Hold Tight : "Tia and Mike never thought they would spy on their kids. But their sixteen years old son has been unusually distant lately, after the suicide of his classmate. So they install a sophisticated spy program on Adam's computer. Within days, they are jolted by a criptic message : "Just stay quiet and all safe."
Meanwhile, on an online memorial for the dead boy, there is a photo which appears to have been taken on the night of his death. It looks like Adam, but when Adam is missing, it becomes clear that something deeper, and more sinister, is going on - something that could tear the family apart."
Un nouveau livre dévoré, 432 pages après, encore le même sentiment d'avoir trouvé LE meilleur auteur de polars. Je n'aime pas trop le terme Polar, comme je n'aime pas trop le terme Policier. Ici ce roman envoutant serait plutot un "thriller familial" !
On sent toujours derrière les phrases de l'auteur la réalité des sentiments d'un pere de famille. Lorsque l'auteur décrit les sorties de classe, on sent le "vécu", lorsqu'un personnage parle de ses questionnements autour d'internet, on sent les questionnements de l'auteur.
Harlan Coben est un des rares auteurs que je voudrais rencontrer pour discuter avec lui.
Petites citations :
Betsy Hill, la mere de l'adolescent qui s'est suicidé vient de trouver une photo qui prouve qu'il n'était pas seul le soir de sa mort. Elle décide de parler a Adam, pour comprendre pourquoi tous les adolescents ont menti.
"Betsy Hill waited to confront Adam in the High School parking lot.
She looked behind her at "Mom Row", the curb along Maple avenue where the moms - yes, there was occasional dad but that was more the exception that proved the rule - sat in idling cars or gathered to chat with other moms, wainting for school to let out they could shepherd their offspring to the violin lesson or the orthondontist appointment or the Karate class.
Betsy Hill used to be one of this mothers.
[...]
She remembered waiting for her beautiful Spencer, hearing the bell, peering out the windshield, watching the kid erupt-like ants scattering after a human boot toes their hill. She'd smile when she first laid eyes on him and most of the time, especially in the early days, Spencer could smile back.
She missed being that young mother, the naiveté you are granted with your first born. It was different now the twins, even better Spencer's death. She looked back at those mothers, at the way they did it without a care or thought or feat, and she wanted to hate them."
J'imagine très bien Harlan Coben, en bon père de famille, aller chercher ses enfants a l'école (sa femme pédiatre travaillant encore...). Utilisant tout ce qu'il voit pour un nouveau roman... qu'il écrira la nuit ou le matin.
J'aime les histoires de famille, c'est sans doute pour ça que j'aime encore plus ce livre.
Il y a de nombreuses histoires différentes qui se mêlent au fil des pages, des peres divorcés qui ont la garde de leur fille, des couples qui essaient de survivre a la mort de leur fils, des couples qui commencent a se lasser apres 20 ans de mariage, des couples qui sont détruits, a cause de la mort d'un des deux, des couples qui tentent de sauver leurs enfants, mis en danger permanent par un monde "informatisé" ou par la maladie. Il y a aussi des réflexions sur la place réelle des parents :
"In the end, we are just their caretakers, Mike. We get them for a little while and then they live their lives, I just want him to stay alive and healthy until we let him go. The rest will be up to him."
Une autre petite citation :
"Adam listened to the last message from his father and almost started to cry.
He thought about calling him back. He thought about dialing his dad's number and telling him to come get him and they could go to that Rangers game with Uncle Mo and maybe Adam would tell them everything. He held his cell phone. His father's number was speed-dial one. His finger hovered by the digit. All he had to do was press down.
From behing him a voice said, "Adam ?"
He moved his finger away.
"Let's go."" Comme quoi, parfois, un tout petit détail peut avoir une grande différence.
C'est un roman envoutant sur l'amour d'un père pour son fils, sur ce sentiment que les parents doivent avoir dans une cohue immense, la peur de lâcher la main de leur petit garçon et de le perdre de vue. "Tenir serré" la main, ne pas la lâcher, jamais... C'est un roman ou les enfants de 11 ans prennent des décisions qui peuvent changer leur vie a jamais, des enfants qui grandissent trop vite, souvent parce que les adultes ne les voient pas encore "comme des grands". C'est un roman qui parle de vengeance et de fidélité, de petites erreurs et d'imprévus dramatiques. C'est un roman qui parle de la puissance et du danger d'internet. Un mail peut changer des vies. Lisez ce livre...
Mon roman préféré de Harlan Coben.
18 mai 2009
Harlan Coben
Si Ken Follett est mon Dieu, alors Harlan Coben est le Saint Esprit des Thrillers !
Ouah !
Quel talent !!!
J'ai déjà lu de nombreux livres de cet auteur américain, Ne le dis a personne, le premier et peut-etre le meilleur (avec la superbe adaptation de Guillaume Canet) et de nombreux livres de la "collection" Myron Bolitar, ce jeune espoir de basket américain qui, apres une grave blessure, devient agent sportif, en passant son temps a enqueter pour des amis, un Batman des temps modernes avec son fidele associe Win. Je viens de finir Darkest Fear.
La série des Myron me fait parfois penser aux San-Antonio, un rythme halletant, de l'humour, des personnages secondaires haut en couleurs... Bref ce n'est pas la plus grande littérature, mais franchement Harlan Coben sait comment attacher le lecteur a son fauteuil.
Lu en anglais, quelques passages étaient durs a comprendre a cause des expressions américaines, des blagues que je ne saisissais pas forcement mais l'essentiel est acquis, j'ai compris l'histoire, les enjeux, j'ai eu beaucoup d'emotion.
Un website qui parle de Win : Win is a piece of work, all right. A devout student of both the martial
arts and Zen, he meditates to the soundtracks of cheesy porn flicks
from the 70s and homemade videos of himself with "a potpourri of
females in the throes of passion." As Myron's current flame remarks,
"On the outside, [Win is] all cold and detached.... But underneath all
that, he's all cold and detached."
Pour dire que meme dans un roman policier on peut tirer de nombreuses réflexions, une petite citation d'un passage que j'aimé. Elsa, ceci est pour toi (a méditer!!). Le héros Myron Bolitar visite une école maternelle adepte de la méthode Montessori, l'institutrice parle :
"School removes children from their warm parenthal cocoon. School teaches them to bully or to be bullied. School teaches them how to be cruel to one another. School teaches them that Mommy and Daddy lied to them when they told them that they were special and unique [...] They learn socialization. That's a hard lesson. And like every hard lesson, you have to get it wrong before you can get it right."
Un autre passage dans cette meme école, qui m'a malheureusement fait penser a Sarko et a son idée de détecter les enfants psychopates a la maternelle.
"Everything is pretty much decided by the time these chidren leave here and enter Kindergarten. I can tell who will be successful and who will fail, who will end up happy and who will end up in prison, and ninety percent of the time I'm right. Maybe Hollywood and video-games have an influence, I don't know. But I can usually tell which kid will be watching too many violent movies or playing too many violent games. [...]
-They don't have the ability to change ?
-The ability ? Oh, probably. But they're already on a path, and while they may still be able to change it, the majority do not. Staying on the path is easier.
-So let me ask you the eternal question : Is it nature or nurture (=education) ?
-I answer nurture [...]. Believing in nurture is like believing in God. You might be wrong, but you might as well cover your bases."
En parlant de Dieu... On a vu hier au cinema Angels and Demons, la critique que je vais mettre en ligne dans une dizaine de minutes ne sera pas tres engageante. Je n'ai franchement pas aimé ce film. Est ce parce que le personnage que je préfére dans le film est en fait le méchant ? Est ce parce que tout est trop compliqué ?
Est ce parce que je n'ai jamais réussi a aimer le livre, trop ressemblant avec le Da Vinci Code et trop long ?
Est ce parce que finalement ce genre de film n'a aucun interet ?
Tout cela m'a paru trop gros, trop tarabiscoté.
Je ne sais meme pas ce que je vais dire dans ma critique, sans doute deplorer l'apat du gain des producteurs qui veulent faire de l'argent. La religion a bon dos, elle permet d'écrire des belles histoires de complot, il y a trop de cardinaux, de pretres et de "bon dieu" dans ce film, trop d'anges et trop de démons. Je veux pas non plus pousser le bouchon trop loin, mais je trouve que ce film est trop ancré dans la religion. Encore le Da Vinci Code m'a plu parce qu'il y avait Paris, Audrey Tautou et Jean Reno, l'idée était touchante je trouve, que le Graal soit la descendance de Jesus. Ici qu'un pretre veuille prendre le pouvoir en préparant une guerre contre les plus vieux énemis du Vatican... Psffff
Who Cares ? Comme dirait les english ! On s'en fiche complement de tout ca. Ceux qui attendent quelque chose de la religion ne sont pas pret a une guerre pour lui redonner du pouvoir. D'ailleurs le dernier plan du film renvoit a ce sentiment de "malaise" que j'ai par rapport au pape, comment un "vieil homme" peut etre autant vénéré. Nous ne sommes pas dans une monarchie avec un souverain pontif. Le pape part parfois dans des délires (presque sénils) qui risquent d'entrainer des cataclysmes. Je ne comprends pas comment un homme qui ne vit pas dans "son" temps peut donner des lecons ! Je m'éloigne du film. Mais de toute facon il n'y a pas grand chose a dire par rapport a ce film... C'est du vent et du grotesque...
Certains aspect des religions me donnent des sueurs froides, le film est un condensé de ce que je n'aime pas dans la religion. Bref : Je n'ai pas aimé le nouveau blockbuster americain.
Au cinéma ils ont trouvé un nouveau moyen pour faire de l'argent, maintenant les blockbusters comme Angels and Demons, Tranformers 2... et d'autres, ne peuvent plus etre vus grace au entrées gratuites du Pass. Pas avant deux semaines a l'affiche. Je trouve ca pitoyable. J'irai sans doute dans un autre cinéma pour ne pas donner 5£ au ciné.
Critique en ligne sur cinecritick tres bientot.
01 avril 2009
The Story of Forgetting
Il y a déjà de longues semaines que je n'avais pas écrit dans ma catégorie "Les lectures de Bertrand"... Je n'avais pas eu le coup de foudre. Les quelques romans que j'ai lu ici, les deux premiers livres de Ken Follett (sous le pseudonyme de Zachary Stone), un livre de Bret Easton Ellis Less Than Zero, ne m'ont pas fait autant d'effets que celui que je viens de terminer.
The Story of Forgetting c'est un livre splendide. Ecrit par un jeune américain de 22 ans Stefan Merrill Block...
En français, Histoire d'un oubli (ou de l'oubli je ne sais plus).
"15 years old Seth Waller is devastated when his mother is diagnosed with a rare, early-onset form of Alzheimer's. When he was growing up, his mother always brushed aside questions about her past and family, and Seth realises that soon he will lose his chance to find out any more. He decides to uncover the truth about her life, their family history and the condition and what he discovers is more surprising than he ever could have imagined."
Le livre n'est pas uniquement centré sur le jeune garçon, il y a une partie écrite par un autre homme, j'ai eu au début du mal à rentrer dans la deuxième histoire mais du moment où on comprend les enjeux de cette histoires parrallèle on ne peut plus lacher le livre et on attend le dénouement avec impatience.
Ce jeune auteur est bluffant. Le livre est inspiré en partie de sa vie, mais comme il explique dans son site internet il a pris des libertés, il a créé des personnages et des situations incroyables.
Tout simplement "monstrueux" Un livre à lire... un choc...
09 novembre 2008
Littérature Anglophone...
J'ai emprunté à la bibliothèque il y a deux semaines Un Crime dans l'Orient Express, en anglais, je n'ai pas eu trop de mal à le lire, il y a beaucoup de dialogues, c'est un livre assez fascinant mais peut-être au final un peu exagéré.
Je ne sais pas ce que vous en pensez... Pour moi, c'est un peu gros !
Pour ceux qui ne connaissent pas l'histoire, tout se passe dans l'Orient Express, à l'intérieur d'un wagon de première classe, où un meurtre est commis. Mr Ratchett (au passé criminel) est retrouvé poignardé de 12 coups de couteaux dans son compartiment. Plusieurs indices sont collectés par Poirot, il va commencer à interroger tous les voyageurs sur leurs alibis et leurs motivations...
Tout va s'enchainer, jusqu'à un dénouement un peu improbable...
Avec Sofa Cinema j'ai eu envie de voir l'adaptation du livre : celle de Sydney Lumet (avec Jean Pierre Cassel et Albert Finney dans le rôle de Hercule Poirot). Je ne sais pas ce qui s'est passé, mais le film était insupportable... Les personnages étaient exagérés, Poirot était, je trouve, atrocement mal joué.

Jean Pierre Cassel s'en sortait bien. Je n'ai tellement pas aimé ce film que je l'ai regardé en diagonale (en sautant certains passages), les cris de revendication de Hercule Poirot m'ont fatigué. Il m'avait donné l'impression d'être dans le livre quelqu'un de très calme, et très réfléchi, mais dans cette adaptation c'était tout le contraire. Ils auraient pu aussi prendre un acteur français (ou belge) pour l'incarner. Les phrases en français qu'il disait parfois étaient pleines de fautes. ("ça me prend les nerves" au lieu des nerfs)

Avec Sofa Cinéma, je peux faire comme ça des petites "études comparatives". Le prochain sur la liste sera l'adaptation du roman de Bret Easton Ellis Less than zero que je viens de terminer à l'instant. Je n'ai pas trop aimé ce livre, il n'y a aucune action, les héros se droguent, se droguent encore, et encore et parfois font l'amour... souvent drogués ou saouls, parfois violent ou se prostituent (pour la drogue). Je pensais que ce livre sur l'adolescence américaine pouvait me plaire... mais bof bof bof ! Il y a la fin qui m'a beaucoup touché. Bret Easton Ellis est un drôle de personnage mais je ne sais pas si je vais lire d'autres livres de lui.
On a vu hier un film adapté d'un roman du même auteur (Bret Easton Ellis Les lois de l'attraction) et le film nous a vraiment ennuyé. On ne savait pas si c'était une comédie ou un drame. (ne vous laissez pas avoir par l'affiche, le film ne sera pas aussi "attirant"!
Amélie m'a conseillé de prendre à la bibliothèque James et la pêche Géante... ça va quand même sacrément changer !
04 octobre 2008
Ken Follett ad vitam eternam
Mon deuxième Ken Follett en anglais... Mon troisième livre en anglais terminé après un petit roman pour adolescent 'Framed'...
The Modigliani Scandal je tournais autour depuis avoir lu World Without End, j'hésitais, je ne savais pas si j'allais me laisser tenter. Sur son site internet mon auteur fétiche disait même de son roman (premier livre qu'il ait écrit) qu'il n'était pas réussi, qu'il avait trop de défauts :"un trop grand nombre de personnages..." Dans l'introduction de ce livre que j'ai quand même acheté dans une librairie à Birmingham, il précisait également qu'il avait tenté d'écrire un nouveau genre de romans, sans doute son projet était trop immodestie -il le dit lui même- et il affirme avoir échoué dans son entreprise. Un bel échec je trouve ! A 25 ou 26 ans, écrire un roman ne doit pas être chose aisé. Ken Follet ou plutôt Zachary Stone (son nom d'emprunt pour ses deux premiers livres) a pendant 260 pages intrigué le lecteur, la multitude des personnages étoffait peut-être trop le livre, le lecteur ne savait plus trop où donner de la tête. Dans ce livre, on aime des personnages plus que d'autres, le destin les pousse à agir ainsi, entrant dans l'illégalité. Tous ne tombent pas dans ce piège mais c'est le vrai point fort du film, cette destinée qui conduit inexorablement les êtres à agir ainsi, au détriment d'une autre vie, peut-être moins réussie, ou plutôt moins socialement réussie.
Le monde de l'art est chamboulé dans ce roman. Une étudiante est à la recherche d'une peinture de Modigliani inconnue, une peinture qui suscite bien des convoitises... Les pauvres héros Follettiens sont pris au piège.
Tout s'enchaine, s'entremêle, tout est lié.
Un solide scénario qui s'éclaire lors de la révélation finale. Une histoire d'amour est belle dans ce roman, magnifique passion des amoureux transis (comme souvent dans les romans de Mister Fofo), d'autres histoires plus tristes font de la peine au lecteur qui avait tellement bien réussi à entrer dans ce roman qu'il éprouve de la peine pour les héros malheureux. Pauvre Sammy, pauvres Julian et Peter...
Tous les romans de Ken Follet méritent le détour, même ceux écrits par Zachary Stone ! Mais pour lire celui là, il faut se mettre à l'anglais, il n'a pas été traduit...










