La vie d'ici : nos vies d'étudiants à Montpellier...

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23 juin 2008

Le lieu du crime

leiucrime"Perdu sur la lande écossaise, se dresse le manoir de Westerbrae. C'est là qu'ont choisi de se réunir les membres d'une troupe de théâtre londonienne pour y répéter la pièce qu'ils envisagent de monter. Mais, dès la première nuit, l'auteur, jeune, belle et talentueuse, est sauvagement assassinée dans son lit. Aussitôt alerté, Scotland Yard dépêche sur les lieux l'inspecteur Lynley, l'aristocrate du Yard, et son adjointe Barbara Havers. L'affaire est délicate car au nombre des suspects figurent un puissant producteur, lord de surcroît, deux des stars les plus populaires du royaume et... une amie très chère de Lynley. Des scandales familiaux, des rivalités théâtrales se font jour, et les révélations fracassantes se succèdent. Lynley ne sait ce qui l'emportera : le détachement de l'enquêteur professionnel ou les tourments d'un amour non payé de retour."

Mon premier Elizabeth Georges, Le lieu du crime... il ne me donne pas envie de replonger dans son univers. Je l'ai trouvé trop lent, trop mou, trop mystérieux... La désignation du coupable nous surprend, le lecteur n'avait aucunes pistes pour trouver la solution, les enquêteurs enquêtaient bien, mais on ne leur demande pas grand chose de plus, surtout pas de nous raconter leurs déboires sentimentaux ce que ne se prive pas de faire E. Georges. Un livre trop romantique, avec la belle amoureuse du flic qui se retrouve peut-être au lit avec un dangereux tueur. Le flic, lord de surcroit se doit d'empêcher cela. Sa jalousie prend le pas sur ses déductions et le livre agace par cet excès de sentiments.

Un thriller qui plait sans doute à des lectrices recherchant le romantisme, et les grandes déclarations d'amour. Moi tout ceci ne me branche pas, je peux vibrer pour une histoire d'amour comme dans les K. Follett mais ici la sauce ne prend pas. J'étais pressé de finir ce livre pour avoir enfin l'occasion de passer à autre chose.

Je ne le conseille pas, mais que voulez vous, comment faire pour ne pas céder à la tentation, ce livre faisant parti de l'offre deux Pocketts achetés le troisième offert il ne m'a rien couté... Sans regrets ! On ne peut pas dire grand chose de mal ! Il est cependant évident que je n'acheterai pas un autre roman de cet auteur.

Deux autres livres à dévorer, Atlantis ou Le Dernier Templier. J'hésite encore !

Au fait, on a acheté le premier Millenium LES HOMMES QUI N'AIMAIENT PAS LES FEMMES, et j'ai entendu dire que le numéro 3 n'était pas aussi bon que les deux premiers ? Est ce vrai ?

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14 juin 2008

Michael Connelly - La défense Lincoln

defense"Avocat des chauffards, bikers et autres dealers, Mickey Haller est habile au prétoire, mais méprisé par tout le barreau de Californie . Séparé d'une première femme au service du district attorney (donc de l'accusation) et d'une deuxième qui, elle, travaille pour lui, il passe sa vie dans sa Lincoln à chercher l'affaire qui lui permettra de tenir jusqu'au lendemain.
Miracle, un jour, il décroche le gros lot : accusé d'avoir défiguré une femme, Louis Roulet, un riche fils de famille de Beverly Hills, veut qu'il assure sa défense. Très excité à l'idée des honoraires qu'il va toucher, Mickey Haller découvre qu'en plus il pourrait avoir à défendre un innocent. Malheureusement, l'innocence de ce client a un prix. Haller s'aperçoit vite que ce "cadeau" est pur poison et qu'il pourrait lui coûter la vie."

Mon premier Connelly... Je l'ai lu à l'hôpital n'ayant rien d'autre à faire. Sans l'ennui des longues journées allongé dans un lit je n'aurais peut-être pas eu le courage de le lire jusqu'à la fin. Le roman est très bien ficelé, très intelligent, peut-être parfois trop en ce qui concerne les explications juridiques. Connelly tente de bien nous faire entrer dans ce milieu qui parait hostile, l'univers des avocats et des juges n'est pas un milieu qui m'attire... Cependant je dois reconnaitre le talent de Connelly... L'histoire est incroyable, le suspense est présent jusqu'au bout, le héros présente bien des contradictions, et malgré son talent indéniable pour le métier d'avocat, il se pose beaucoup de questions sur son métier, sur ses actes.

La défense Lincoln est un très bon roman sur le monde sans pitié des criminels et des avocats. Cet épais bouquin donne envie de découvrir d'autres romans de cet auteur, peut-être il me faudra un peu de temps pour sortir de cette enquête douloureuse, tant pour le lecteur que pour le héros et les personnages secondaires.

Bravo Connelly :)


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09 juin 2008

Nick Hornby - SLAM

slam"Vous savez ce que c'est, un slam ? En langage de skateboarder ça veut dire qu’on se casse la gueule. Et moi, le skate et les filles, c'est tout ce qui m’intéresse.
Je m'appelle Sam, j'ai 15 ans, je vis avec ma mère qui en a 31. Vous avez pigé : elle m'a eu quand elle avait 16 ans, du coup elle me dit toujours de faire attention avec ma copine. Parce que c’est comme avec le skate : un accident est vite arrivé…"

Je laisse un peu tomber les romans policiers, d'espionnage, ou historiques... (avant peut-être de lire mon premier Michael Connely (La défense Lincoln) ou de relire deux ou trois San-Antonio) en tombant sous le charme d'un petit livre qui se lit très vite : SLAM un roman de Nick Hornby (auteur de Pour un garçon, sorti au cinéma avec Hugh Grant et Toni Collette). Sa couverture flashy m'a fait craquer. Je suis un grand fan des romans ou des récits sur les adolescents.
Dans Slam on découvre Sam, un britannique de 15 ans, skateboarder, qui va tomber amoureux d'une fille, Alicia. Celle-ci va tomber enceinte et il va se retrouver confronté aux problèmes de la grossesse. Un peu à la façon de Juno, un roman qui parait très coloré, très rythmé, très cool... Sam est un héros idéal, plein de charmes... il décide de fuguer à Hastings une ville au bord de la Manche pour s'éloigner de sa copine... Il parle au poster de son skatter favori Tony Hawk, et il déteste par dessus tout les filles qui veulent devenir mère
à 15 ans... Lorsqu'il sera confronté à cet évènement inattendu, tout son avenir en sera chamboulé.

Les mères chez Nick Hornby se ressemblent (je mets en relation la mère de Sam et la mère du garçon de Pour un garçon), des mères à qui on s'attache, et qu'on aime même dans leurs défauts. Des personnages très bien construits...

Un très beau roman, pas de la grande littérature mais très plaisant à lire. Le narrateur est Sam et il écrit comme il parle, avec beaucoup de répétitions ou du langage jeune. Parfois on relit les phrases (-comme dans mon mémoire-) pour comprendre bien le sens. Quelques effets scénaristes sont bien trouvés, des sauts dans le temps, dans le futur, pour ce jeune garçon privé de choix, pour montrer l'avenir avant qu'il ne le vive quelques centaines de pages après. Un jeu amusant de l'écrivain...  Hornby a également à la fin du livre, dans le dernier chapitre, imaginé que le lecteur voulait poser des questions à Sam, ce dernier y répond avec toujours son style habituel. Un livre très vivant. Quelques passages :

P14 "Deux choses encore, avant de continuer. D'abord, ma mère avait trente-deux ans à l'époque dont je parle. Elle a trois ans de plus que David Beckham, un an de plus que Robbie Williams, quatre ans de moins que Jennifer Aniston. Elle connaît toutes les dates. [...] Mais il n'y a jamais de noms vraiment jeunes dans sa liste. Elle dit jamais : "J'ai quatorze ans de plus que Joss Stone", par exemple."

P158
"Et qu'est ce qui te fait penser que tu veux un bébé?
Tu as été incapable de t'occuper d'un poisson rouge.-C'était il y a des années...
-Oh oui, trois ans. Tu étais une enfant, et tu es toujours une enfant. Bon sang ! On croit rêver, c'est surréaliste.
-Qu'est ce qui est arrivé au poisson rouge ?" J'ai dit.
Mais personne n'a fait attention à moi. C'était une question stupide. Il état probablement arrivé à son poisson rouge ce qsui était arrivé au mien, et à tous les poissons rouges. On les revent pas, on les met pas en adoption, hein ? Ils finissent tous dans les chiottes.


Un style frais et surprenant. Des blagues incroyables, un livre que je conseille à tous les adolescents qui aiment lire, ou aux adultes qui aiment être surpris. Je peux prêter le livre si vous voulez...


Ce livre m'a fait penser à deux livres importants que j'avais déjà lu, deux livres sur l'adolescence et sur des fugueurs. Pas tout à fait la même histoire mais la même sensation d'un passage très difficile entre l'enfance et l'âge adulte, ce lieu inconnu que l'on appelle l'adolescence.

attrapeparme

JULIEN PARME de Florian Zeller et surtout l'immense L'ATTRAPE COEURS de J.D Salinger. Classique parmi les classiques ! Une vraie litterature adolescente. Loin du niveau de ce petit anglais. Deux générations différentes également, dans celle de Salinger, les fugues étaient causées par des problèmes scolaires (si je me souviens bien) ici, c'est une grossesse. Je considère SLAM meilleur que JULIEN PARME, le charme britannique a sans doute plus d'attrait que la vie parisienne. Le style d'écriture est également plus intéressant même dans les délires de cet adolescent. 

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02 juin 2008

Garden of Beasts

rectifTitre français : Le rectificateur. J'ai beaucoup aimé !
"Paul Schumann rectifie les erreurs de Dieu. Il a commencé en exécutant l'assassin de son père, puis il s'est rendu compte qu'il avait du talent pour la
chose, et en a fait son métier. Voici qu'on lui propose le contrat de sa vie : une dernière " mission " et il pourra se retirer. Cette fois le client n'est pas la Mafia, mais le gouvernement des États-Unis. Et s'il réussit, Paul pourrait bien changer le cours de l'histoire. Ce contrat à haut risque le conduit dans le Berlin des jeux Olympiques de 1936, où tricherie et trahison sont monnaie courante. Quarante-huit heures durant, Schumann se livre au jeu du chat et de la souris dans lequel lui qui n'a plus rien à perdre se retrouve tour à tour la cible et le rectificateur."

Jeffery Deaver, premier livre que je lis de cet auteur m'a été conseillé par une vendeuse à la fnac (il y en a donc qui savent conseiller et pas seulement vendre (elle m'avait même dit que si le livre ne me plaisait pas je pouvais le ramener)). L'histoire est comme je les aime, intense, tragique, violente, stressante... HISTORIQUE !
En plein dans l'Allemagne de l'avant guerre cette intrigue est rondement menée. Les personnages nous paraissent tous avoir un bon fond, sauf quelques énergumènes qu'on ne présente plus, même le colonel allemand au début du livre nous plait jusqu'à un retournement de situation intéressant, et imprévisible.

Maintenant que je vous l'ai dit vous ne serez pas surpris... c'est bête !

Le rectificateur (ou plutot Garden of Beasts (le jardin des bêtes ou TierGarsten en allemand)) est un livre que je conseille à tous ceux qui aiment les romans historiques (mais romancés). J'aime lire le regard personnel de plusieurs écrivains sur cette période, après Follett, Schmitt et les autres, Deaver est très convaincant. Son style est fluide, comme un film, d'ailleurs j'aurais aimé que ce livre sorte au cinéma en juillet, un mois avant les JO de Pékin, il y aurait eu quelque chose de "choquant" à associer les JO de Berlin 1936 et ceux de Pékin 2008... J'aurais aimé l'audace des producteurs. Il n'en sera rien, mais il ne serait pas étonnant qu'il ne soit pas adapté dans quelques temps ! Les tueurs à gages c'est quand même mon délire ! comme L'Ange Noir (de F. Dard) 'Je kiffe' comme disent les jeunes !

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10 mai 2008

Cartes sur Tables

carte"Mr Shaitana est un bien étrange personnage : une longue figure, une moustache gominée et des sourcils en accents circonflexes accentuent son air de Méphisto. Et Mr Shaitana, véritablement diabolique, s'est plu, à convier à dîner huit hôtes triés sur le volet : quatre spécialistes du crime et quatre autres personnes, à ses dires, des criminels, assez habiles pour ne s'être jamais fait pincer. Mais il ne faut pas trop jouer avec le feu, fût-on le diable ou presque. Au cours de la partie de bridge qui prolongera cette extravagante soirée, le rictus démoniaque de Mr Shaitana s'effacera définitivement. On ne laisse jamais traîner d'armes potentielles en présence d'aussi éminents spécialistes !"

Mon premier Agatha Christie... Il était temps ! Je n'avais jamais réussi à rentrer dans ses romans, les trouvant trop "vieux"... Ce roman écrit en 1936 ne déroge pas à la règle, il est un peu vieillot, mais quel régal. Qu'il est agréable d'écouter cet ingénieux Hercule Poirot, ce belge qu'on prend pour un français, réfléchir à son mystère, nous expliquer son raisonnement. Ici, on connait les 4 suspects, et on avance au même rythme que les quatre enquêteurs. On peut se mesurer à Poirot, essayer de trouver avant lui le criminel, mais nos réflexions seraient forcément dévoilées sans preuves, il faut attendre les deux dernières pages pour tout comprendre.

J'ai lu ce livre après avoir été voir au cinéma Le Grand Alibi (cf critique ici), adapté du roman Le Vallon (Agatha Christie), j'avais envie d'essayer de voir comment elle faisait pour ses intrigues. Le film Le Grand Alibi n'a pas d'autres intérêt que la révélation finale, "made by Christie". Je voulais me faire mon propre opinion sur elle. C'est fait. Je ne le regrette pas, elle a vraiment quelque chose en plus. En 200 pages, pas plus, sans discours et blabla inutile, elle va à l'essentiel sans donner l'impression que c'est trop évident...

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27 avril 2008

Promets Moi

images"Myron Bolitar a fait une promesse. Celle d'être là pour Aimée, la fille d'une amie. N'importe où, n'importe quand. Quelques jours plus tard, l'adolescente disparait, Myron est la dernière personne à l'avoir vue... Fugue ? Enlèvement ?
Myron mène l'enquête, pour prouver son innocence, mais aussi par qu'il a promis aux parents d'Aimée de retrouver leur fille. Et une promesse est une promesse..."

Promets moi est un livre intense qui joue avec les nerfs et l'impatience du lecteur. L'intrigue ficellée d'une main de maître par Harlan Coben en surprendra plus d'un par ses rebondissements, ses découvertes... Le livre surprend jusqu'au dernier chapitre. Rien n'est jamais acquis...
Promets-moi regorge de personnages, on a d'ailleurs un peu de mal si on n'est pas attentif et vigilant aux noms et à leur passé. Denses et attachants pour la plupart -ou grosses brutes pour d'autres- les personnages guident le lecteur et Myron Bolitar (ancienne star de basket devenu agent de star) vers des pistes étranges et étrangères. Des fausses pistes... Des indices sont néanmoins semés ici et là par l'auteur !

Un bon livre qui se lit avec intérêt, un peu déçu peut-être par les dernières pages qui montrent un peu trop la puissance et la force d'un héros. J'aurais sans doute aimé plus de mystères, ne pas connaître le fin mot de l'histoire comme beaucoup d'aventures restent inconnues après coup.

Un moment agréable à savourer avec un petit thé ou un petit Lu...

Je n'ai plus de livres à lire mais heureusement il me reste le cinéma pour m'occuper et surtout un mémoire à terminer !

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20 avril 2008

Morts en eaux troubles

troubleMorts en eaux troubles est le deuxième roman que je lis de Patricia Cornwell après Cadavre X.

Cornwell a créé Kay Scarpetta, médecin légiste dans l'état de Virginie, une héroïne intense et magnifique. Les descriptions des dissections à la morgue sont souvent dures à affronter comme elles doivent l'être en réalité.

Morts en eaux troubles : "Le cadavre de son ami Ted Eddings, un journaliste, retrouvé au fond de l'eau dans une zone militaire interdite, lance le médecin légiste Kay Scarpetta sur les traces d'une secte manipulée par un réseau terroriste international."

Petit indice ;) le nom de Kadhafi est mentionné dans le livre...

Comme Cadavre X (qui a été écrit après), ce roman Morts en eaux troubles (que j'ai acheté 20 centimes d'euros) se lit vite. Les personnages sont attachants, bien développés, l'intérêt du spectateur sans cesse renouvelé au fil des pages.
Pourtant on ressent une certaine facilité quand on suit cette enquête... Un peu comme certains romans policiers (de Jack Higgins par exemple) Patricia Cornwell a trouvé son style -qui plait- et elle n'a pas trop envie de le changer. Les romans se ressemblent, la série peut vite devenir lassante ou monotone. Il n'y a plus vraiment de surprises. Lire un ou deux livres de Cornwell peut suffire je pense.

Petite parenthèse, j'ai essayé d'attaquer Anges et Démons de Dan Brown (qui sera aussi adapté au cinéma avec Tom Hanks), je n'ai lu que les 40 premières pages. La ressemblance entre ce livre et le Da Vinci Code est tellement importante qu'on n'a pas envie de lire les 650 autres pages du livre. Pourquoi le Da Vinci a t-il eu un tel succès à la différence de Anges et Démons qui avait dû sortir avant, dans un silence affligeant ?
...

Au programme maintenant

images

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13 avril 2008

Sous les vents de Neptune

C'est un roman de Fred Vargas où on retrouve l'inévitable et l'excellent Jean-Baptise Adamsberg.

ber

Ce livre a été adapté en un téléfilm de deux épisodes, diffusé sur France Télévision en mars. Je l'avais enregistré pour voir le film en connaissant le livre pour avoir les deux versions différentes.
Je viens juste de terminer le livre hier soir, obnubilé par cette enquête, pressé d'en terminer et de connaitre le fin mot de l'histoire avant de voir, sans doute ce soir, lee deux épisodes du film de Josée Dayan.

Jean-Baptiste Adamsberg est dans une drôle d'état où son passé ressurgit, lui ramenant un frère qu'il n'avait pas oublié, Raphaël, et dans le même flux d'émotions intenses un sombre trident réapparait, tuant d'un seul coup en perforant le ventre de ses victimes. Ce trident c'est le diable pour Adamsberg.

Le diable va jouer de lui, le manipuler. Le diable au trident, le Neptune (ou Poseidon) de l'antiquité... Le roman ne se lâche pas, nous connaissons tellement bien Adamsberg grâce au précédent film avec José Garcia Pars vite et revient tard réalisé par Regis Wargnier et aux nombreux livres le mettant en scène pour ne citer que quelques uns L'homme aux cercles bleus ou L'homme à l'envers... qu'il nous est impossible de le laisser dans l'incertitude, on plonge avec avidité dans les pages du roman pour aider notre héros à trouver la clé... A démonter les codes secrets...

Un livre vraiment intéressant, très bien écrit, avec une plongée dans le Québec pittoresque et envoutant, le Québec des grands paysages inconnus... Je comprends parfaitement que ce livre ait été adapté, il présente toutes les caractéristiques des très bons polars, des personnages secondaires parfaits et attachant (notamment la hackeuse Josette, et Danglard le grand chlaque...) Maintenant je n'ai plus qu'à dévorer le film et vous donner mon opinion sur l'adaptation...


adamsberg

Critique également disponible sur cinecritick

Après José Garcia, voici Jean-Hughes Anglade, un acteur relativement discret, qui n'a pas eu de très grands rôles qui entre dans la peau de J.B Adamsberg, ce commissaire aux intuitions très développés.
Un rôle sur mesure ? Beaucoup jugeront que cet acteur n'a pas l'étoffe d'un Adamsberg, personnellement entre José Garcia ou lui, mon cœur balance. Adamsberg pour moi, lorsque je lis un livre, n'a pas vraiment de visage nettement distinct. Entre le coté ténébreux et mystérieux de José Garcia, le calme placide de J.H Anglade n'est pas en dehors du sujet, surtout dans cette histoire très inspirée par les fantômes, les diables et les morts vivants. Quel acteur représente vraiment le Adamsberg ? Est ce qu'il y en a un déjà ?

Comme toujours le résultat d'un film est décevant après la lecture du livre. J'ai souvent précisé qu'il s'agissait de deux "œuvres" très différentes, entre l'adaptation d'un livre et le livre lui même, deux visions des auteurs, réalisateurs, scénaristes, adaptateurs... Ici, j'ai été déçu par la froideur des scènes tournées au Québec, déçu également par les scènes de flashback où on aurait pu voir Adamsberg plus jeune. Ces images ne m'ont pas plu. Le film est en plus rapide, en trois heures, l'intrigue paraît résolue beaucoup trop facilement, on ne sent pas assez la difficulté. Le personnage de la hackeuse (jouée par Jeanne Moreau) ne transmet pas au spectateur la même intensité que celle éprouvée par le lecteur. Ce personnage hors norme est ici rendu trop "classique" par l'interprétation de J. Moreau.

Le problème également après avoir lu le livre, c'est qu'on se faisait une autre image des lieux du film, le Québec pour moi était entouré de forêts, la rivière Outouanais mystérieuse, ici, en situant l'histoire dans la banlieue proche d'une grande ville, on perd l'aspect "hors du temps".

Josée Dayan qui a réalisé de nombreux films, comme d'ailleurs Régis Wargnier, qui sont tous les deux des grands réalisateurs se sont tous les deux cassés un peu le nez devant la difficulté d'adapter Fred Vargas. Ses personnages pittoresques et touchants, Adamsberg n'a pas encore révélé tous ces mystères dans les films, il est beaucoup trop complexe. C'est un véritable héros de roman, pas de films.

Et vous ? Qu'avez vous pensé du téléfilm si vous n'avez pas lu le livre avant ?

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13 mars 2008

Faisons notre part du colibri

colibriNous avons découvert grace à Camille (en master 2 théâtre) Pierre Rabhi. J'avais déjà entendu son nom quelque part, j'avais lu son article sur wikipedia, je savais qu'il vivait en Ardèche mais je ne connaissais pas plus que ça ses idées.
Amélie a emprunté à la bibliothèque La Part du Colibri, un petit essai de 50 pages où l'auteur explique son point de vue, sur le monde, la nature, l'écologie.

50 pages qui se lisent très vite...

Quatrième de couverture :
"Comment se fait-il que l'humanité, en dépit de ressources planétaires suffisantes et de prouesses technologiques sans précédent, ne parvienne pas à faire en sorte que chaque être humain puisse se nourir, se vêtir, s'abriter, se soigner et développer les potentialités nécessaires à son accomplissement ? [...] Comment se fait-il que nous n'ayons pas pris conscience de la valeur inestimable de notre petite planète, seule oasis de vie au sein d'un désert sidéral infini, et que nous ne cessions de la piller, de la polluer, de la détruire aveuglément au lieu d'en prendre soin et d'y construire la paix et la concorde entre les peuples?"

LA PART DU COLIBRI :
"Un jour, dit la légende, il y eut un immense incendie de forêt. Tous les animaux terrifiés et atterrés observaient, impuissants, le désastre. Seul le petit colibri s'active, allant chercher quelques gouttes d'eau dans son bec pour les jeter sur le feu. Au bout d'un moment, le tatou, agacé par ses agissements dérisoires, lui dit : "Colibri ! Tu n'es pas fou ? Tu crois que c'est avec ces gouttes d'eau que tu vas éteindre le feu ?" "Je le sais, répondit le colibri, mais je fais ma part."

Extraits :
"Autrement dit, l'humanité, probablement sous l'effet de l'insécurité psychique et de l'angoisse, n'a pas compris que convivialité et solidarité valaient beaucoup mieux que division, compétitivité et accaparement sans limite, générant une sorte d'anthropophagie structurelle, où l'excès de la minorité génère l'insuffisance et la précarité de la majorité."

"Même la culture, qui est une expression omniprésente dans toute créativité humaine, aussi humble soit-elle, est réduite à ce qu'on appelle la création de l'esprit : littérature, peinture, théâtre, cinéma... marchandisable. L'industrie du divertissement consommable prend un essor formidable en tant qu'exutorie et le hublot de la télévision, qui permet un lien avec le vaste monde, fait oublier le confinement des habitants."

Ce petit livre est vraiment remarquable, après la soirée de mardi sur les OGM et Monsanto,
nous sommes bien partis pour devenir véritablement militants et faire NOTRE PART DU COLIBRI, pour améliorer notre condition de vie et celle des autres en même temps. Il y a quelques temps je voulais me considérer humaniste, ce mot sonnait bien à mes oreilles, Pierre Rabhi et ses réflexions ne me détournent pas de mes ambitions de faire des choses pour les autres, d'entraider, de soutenir, de partager... Vivre sans penser à ça ne sert à mon avis à rien.
Vivre en pensant uniquement à l'argent et à la réussite (ce que je pensais encore il y a quelques années je le reconnais) je n'en ai plus envie, plus du tout envie d'être uniquement intéressé par l'argent...

Il faut vivre pour quelque chose d'utile. (Comme dit John Rambo)
"Il faut mieux mourir pour quelque chose, que vivre pour rien..."

Ce soir nous allons, à 18h30 assister à une Conférence/débat sur le thème Manger quel impact sur votre santé? Nous enregistrerons sans doute la conférence, ou du moins, nous ferons un résumé que nous mettrons sur le blog très vite.  

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09 mars 2008

Faux Rebonds

fauxrebond"Nouveau challenge pour l'agent sportif Myron Bolitar : l'ex-champion de basket se voit en effet proposer un poste de remplaçant au sein de la glorieuse équipe des Dragons du New Jersey. En échange Myron doit mener une enquête officieuse auprès des autres joueurs. Objectif ? Retrouver la trace de Greg Downing, basketteur superstar mystérieusement disparu.

Secondé par ses deux fidèles complices, le flamboyant Win et la belle Esperanza, ancienne lutteuse à la grâce féline, Myron va tenter de gagner cette partie qui s'annonce riche en coups tordus et autres rebondissements sanglants…"

Harlan Coben est beaucoup plus connu pour son livre NE LE DIS A PERSONNE que pour la série des aventures trépidantes de Myron Bolitar, le célèbre agent sportif. Deux livres du même auteur mais très différents. Faux Rebond est un livre très agréable, très facile à lire, il se lit (pardon, il se dévore) très vite... Je l'ai commencé hier, terminé aujourd'hui, dans l'après-midi. Un rythme soutenu, beaucoup d'action, de l'humour, un style inimitable, une plongée dans l'univers du sport, du basket... Le retour également de cet ancien prodige sur les parquets d'une équipe de basket émeut, j'avais envie que pour son come back le joueur soit étincelant, qu'il réussisse à prouver sa vraie valeur, mais l'intérêt du livre n'est pas là, dés le début il est prévu que son emploi de joueur professionnel n'est qu'une couverture... L'auteur Harlan Coben ne joue donc pas à l'idiot et ne nous fait pas croire en un retour improbable du basketteur. Il rate tous ces matchs. Il n'a plus le niveau, par contre pour mener des enquêtes avec ses deux complices il va se révéler très efficace, même si l'enquête le touche très personnellement...

J'étais vraiment triste de terminer ce livre, j'ai envie de me replonger le plus vite possible dans un nouveau roman de Coben, une nouvelle histoire de Bolitar. Rupture de contrat peut-être... Ou un autre.

Ces romans sur Myron Bolitar ont été comme de l'entrainement pour Coben avant qu'il n'écrive son plus gros succès, Ne le dis à personne, des romans qu'il a écrit depuis 1995, il continue d'écrire des romans avec ce héros, en 2007 en France est sorti Promets Moi. Quand je parlais l'autre jour de Guillaume Musso qui était comparé aux "maitres du suspense américains", entre ce roman et celui de Musso Et Après, il est évident que celui de Coben m'a beaucoup plus fait vibrer, rire, ému, tout en même temps.

Maître Coben, ne vous arrêtez surtout pas d'écrire, continuez... Je vous lis toujours avec un plaisir évident !

Posté par ameliebertrand à 17:35 - Les lectures de Bertrand - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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